La démocratie est bien vivante à l’ULiège

L’exercice de la démocratie repose sur un principe fort : le respect par tous des règles adoptées par des Parlements eux-mêmes élus démocratiquement. Il en va de même de la démocratie universitaire à laquelle nous sommes tous attachés.

A la veille d’une élection rectorale importante, il est sage de rappeler les règles en vigueur. L’article 14, alinéa 3 de la loi du 28 avril 1953 sur l’organisation de l’enseignement universitaire, précise que les mandats de recteur et de vice-recteur ont une durée de 4 ans et ne sont renouvelables qu’une seule fois. Cette règle est connue. Elle a été rappelée récemment puisqu’elle figure dans le règlement des élections rectorales adopté par le Conseil d’Administration de l’ULiège le 21 février 2018.

Le texte est clair et ne souffre aucune interprétation. La possibilité d’accomplir deux mandats permet aux vice-recteurs de se préparer à l’exercice des plus hautes responsabilités dans une université : les responsabilités de Recteur. Ils peuvent ainsi progressivement se familiariser avec tous les aspects stratégiques et légaux de nos missions, d’enseignement, de recherche, de relations internationales et autres, pour représenter et défendre les intérêts de notre institution à l’intérieur comme à l’extérieur de celle-ci, avant d’envisager le cas échéant, la direction des affaires académiques, comme Recteur.

Pour ce qui concerne le Recteur, la limitation à deux mandats protège l’université de toute tentation de confiscation du pouvoir par l’un de ses membres. Elle permet ainsi un renouvellement des équipes dirigeantes.

Lorsque ces mandats électifs prennent fin, les personnes retrouvent leur fonction de professeur ordinaire, leur charge de cours et leurs unités de recherche.

La démocratie est bien vivante à l’Université de Liège. Trois candidats recteurs se présentent aux suffrages du corps électoral et je m’en réjouis pour la démocratie universitaire.

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