L’heure de vérité

La campagne électorale a été délétère et toxique pour l’université.

J’ai dénoncé ces pratiques lors du débat de ce 2 mai. J’invite par ailleurs les membres de la communauté universitaire à consulter mon intervention complète sur le site de l’ULiège.

Mais l’essentiel n’est pas là.

Ce sont deux visions radicalement différentes de l’Université qui s’affrontent et s’offrent au choix de l’électeur :

  • L’une est une vision profondément conservatrice, convaincue de l’importance d’un pouvoir central fort, détenu par quelques-uns, nostalgiques d’un temps révolu ;
  • L’autre, la mienne, se veut progressiste, confiante dans les capacités des personnes et des collectifs, fondée sur les pratiques collaboratives, ouverte sur le monde et pas uniquement sur le monde universitaire, consciente de l’importance des consensus même s’ils impliquent des compromis, soucieuse du bien commun, respectueuse de ses valeurs et de ses devoirs.

J’incarne depuis des années cette université moderne et progressiste, la seule susceptible de conserver la spécificité de l’université dans un monde en pleine mutation.

J’en suis fier. Je l’assume. C’est une position exigeante. Ce n’est pas un jeu désinvolte avec le pouvoir.

Rien n’est joué. Les logiques qui président au deuxième tour diffèrent de la logique du premier tour. Au premier tour, on élimine, dit-on, au deuxième tour, on choisit.

Au premier tour, s’expriment les colères et les mises en garde, au deuxième, s’exécutent les arbitrages. J’ai entendu l’ensemble de la communauté universitaire et je prendrai mes responsabilités. Mais je ne veux pas faire des promesses irréalistes qui puissent mettre l’Institution en difficulté.

L’électeur est à l’heure du choix, à l’heure de vérité.

Je l’appelle à voter pour moi et je lui adresse ma confiance.

Notre Université est une belle Université, elle est unique et nous devons tout mettre en œuvre pour qu’elle le reste.

Retrouvez également ma conclusion du débat du second tour.

One thought on “L’heure de vérité

  1. Ne retournons pas à l’époque des mandarins tels qu’ils existaient avant 68 et par rapport auxquels nous nous sommes battus…si vous n’avez pas voté pour Albert Corhay au premier tour, redressez vous et votez pour Albert Corhay au deuxième tour; c’est votre dernière chance!

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