Notre programme, nos projets

De manière très résumée, au cours de ce mandat rectoral, j’ai appliqué les projets développés dans le programme de ma candidature en 2014, à savoir :

  • Adapter les structures de gouvernance en enseignement et en recherche pour établir plus de transversalité, plus de collégialité dans les projets et les décisions
  • Maîtriser la situation budgétaire en négociant avec les autres recteurs un modèle de financement des universités plus cohérent et néanmoins favorable à l’Université de Liège
  • Introduire la pensée stratégique au travers l’élaboration d’un plan stratégique institutionnel intégrant notamment les projets facultaires exprimés dans leurs plans stratégiques en enseignement et en recherche
  • Réussir le bicentenaire qui devait mettre à l’honneur l’université de Liège et la positionner en tant qu’acteur du changement de la société

Etant presqu’arrivé au terme de ce premier mandat rectoral, je souhaite asseoir cette mise en mouvement stratégique de l’Université de Liège en l’évaluant, en simplifiant si nécessaire certaines procédures et instances, sans pour autant sacrifier à la collégialité, car elles doivent rester un lieu où se développe l’intelligence collective.

Il importe aussi aujourd’hui de se concentrer de manière prioritaire sur la valorisation des ressources humaines et le bien-être au travail. La présence dans mon équipe d’une candidate Vice-rectrice qui se consacrera uniquement à cette mission en parfaite collaboration avec l’administration des ressources humaines témoigne de l’importance que j’accorde à cette question. J’entends veiller à une contribution harmonieuse de tous au service des missions de l’Université et poursuivre l’amélioration de l’attractivité de l’enseignement, de la qualité de la recherche, du rôle sociétal de l’Université et de son positionnement international.

J’entends ainsi préparer de nouvelles générations compétentes et responsables, et ce dans tous les corps de la communauté universitaire, étudiants, enseignants, chercheurs, personnel administratif, technique et ouvrier. Ces nouvelles générations qui œuvreront au progrès de l’Université et de la société.

Le personnel académique

Au niveau des académiques, il convient de les mettre dans les meilleures conditions pour qu’ils puissent exercer au mieux et de manière équilibrée et évolutive leurs trois missions que sont l’enseignement, la recherche et la citoyenneté. En priorité, cela doit se faire d’une part, en établissant en concertation un cahier de charges évolutif et d’autre part, en faisant adaptant les services supports afin qu’ils puissent consacrer un maximum de temps à leurs missions. Il faut aussi définir de manière plus transparente la gestion des carrières pour ce qui concerne leurs évaluations, leur mobilité et leurs promotions. Il faut encore reconnaître de manière plus explicite leur apport au niveau des doctorats et attribuer une reconnaissance à ceux qui s’investissent plus que de mesure.

Le personnel scientifique

Pour ce qui concerne, le personnel scientifique, il y a beaucoup à faire étant donné la grande diversité des statuts et des tâches. A commencer par la reconnaissance des chercheurs et leur représentation. Ainsi, il importe d’augmenter l’implication du CCS dans les organes de gouvernance de l’institution pour y pratiquer plus d’intelligence collective, et de reconnaître par exemple les mérites et les apports des chercheurs permanents en enseignement ou en encadrement de doctorat travers d’une académisation.  Il faut mener une politique sociale plus cohérente et solidaire vis-à-vis des chercheurs, leur donnant plus l’opportunité de construire leur carrière au sein de l’université. Tout comme pour les académiques, ceux-ci doivent être soutenus sur le plan administratif. Il faut aussi aider certains chercheurs à être prêts pour poursuivre une carrière en dehors de l’université.

Il faut créer des postes de logisticien d’enseignement qui devront travailler de manière complémentaire aux logisticiens de recherche et aux assistants temporaires. En particulier, ces derniers, tout comme tous les autres doctorants ayant un statut différent, doivent pouvoir réaliser leur thèse dans de bonnes conditions, ce qui exige que les tâches d’enseignement et de recherche soient réparties de manière équitable.

Le personnel administratif, technique et ouvrier

Le personnel administratif, technique et ouvrier n’est pas en reste. La diversité des statuts impose également de mieux informer, communiquer et de continuer à réduire les différences pouvant exister entre personnes de statuts différents, notamment en offrant plus de possibilités de carrière et en continuant la politique des chèques repas et en adaptant le taux appliqué à l’assurance groupe. Cela nécessite de définir les référentiels de compétenceet les missions de chacun, d’objectiver plus les procédures d’évaluation, de promotion dans un souci d’équité et d’épanouissement de chacun, de mener une politique sociale vis-à-vis du personnel contractuel. Par ailleurs, il faut développer plus de transversalité entre services administratifs et former le personnel, faire évoluer les métiers, développer des solutions alternatives en matière de travail afin de mieux faire face aux contraintes administratives qui nous sont imposées et aider, décharger le plus possible les académiques et les chercheurs dans leurs tâches administratives et répondre plus aux attentes professionnelles des agents.

Les étudiants

Enfin, il y a les étudiants. En les formant, l’université joue un rôle sociétal majeur. L’accès aux études doit rester un droit fondamental. Pour cela, il faut continuer la lutte contre la précarisation et veiller à leur bien être et à ce que les inégalités sociales ne soient pas un obstacle aux études en veillant notamment à ce qu’ils puissent disposer de notes de cours, de kots adéquats et d’une alimentation saine à des prix raisonnables. Une politique de droits majorés réduits doit être préservée pour accueillir les étudiants étrangers et il faut continuer à aider nos étudiants à acquérir une expérience internationale. Des efforts doivent être réalisés pour améliorer la mobilité, en particulier vers le Sart Tilman. Cela doit se faire en développant un faisceau de mesures telles que, par exemple, l’amélioration des transports publics, le covoiturage, l’ajustement des horaires et la mobilité douce. Il faut soutenir le folklore étudiant tout en garantissant la sécurité et la non discrimination. Il faut leur permettre d’enrichir leur parcours au travers des statuts d’étudiant particuliers (sportif, entrepreneur, artiste, …). Pour terminer, il faut leur permettre de s’impliquer plus dans leur parcours d’études, adapter nos enseignements à leurs nouvelles attentes tant pour les infrastructures que pour les méthodes d’enseignement et les techniques qui y sont liées.

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