La recherche

Découvrez le candidat en charge de ces compétences

La recherche contribue à la formation de diplômés dont l’esprit critique et ouvert sur un monde de la connaissance leur permet de s’adapter à une société en constante mutation.

Le terme « recherche » englobe toute une diversité de significations dans notre institution : recherche fondamentale, appliquée et clinique, à la fois en Sciences de la Santé, en Sciences et Techniques et en Sciences humaines. Autant d’acceptions que l’on retrouve sous des modalités propres au sein des facultés où se déclinent très différemment les buts poursuivis et les méthodes appliquées. Il n’y a là aucun jugement de valeur à porter. Il s’agit juste de reconnaître le travail fourni et de le valoriser, pour autant qu’il réponde à des objectifs préalables clairement définis au sein des Facultés et des unités de recherche (URs).

A ce titre, aux côtés du Recteur et des autres Vice-recteurs, le Vice-recteur à la Recherche a un rôle de soutien et d’aide aux porteurs de dossiers, de facilitateur, de communicateur, d’arbitre objectif dans la transparence des décisions. Il doit se rendre disponible pour être présent aux réunions des Vice-recteurs à la Recherche des différentes Universités, au Comité d’accompagnement du FNRS, aux réunions des Vice-recteurs avec la Région Wallonne, et accompagner le Recteur aux réunions du CREF si nécessaire.

Il doit veiller à la prise en considération des différents acteurs de cette recherche tant sur le plan des financements que des carrières et des conditions de travail. Il doit lancer, développer et encourager les initiatives susceptibles de conduire à une recherche de qualité et viser l’excellence. Cela suppose également de rendre plus efficaces et plus fluides les appariements entre l’ARD (Administration Recherche et Développement) et l’Interface, car il convient d’adapter l’administration aux réalités et aux difficultés de terrain des chercheurs.

Les structures de gouvernance en enseignement et en recherche, les conseils sectoriels et les conseils universitaires favorisent une transversalité nécessaire à la structuration d’équipes de recherche plus larges, plus décloisonnées et transdisciplinaires, capables d’élaborer des projets de recherche ambitieux et innovants, plus aptes à intégrer des réseaux de recherche européens et internationaux. Il s’agit bel et bien là d’un enjeu présent et futur pour le développement d’une institution en quête d’excellence ; une excellence qui ne se contente pas d’auto-proclamation mais accepte de se confronter à l’épreuve de l’évaluation.

Tout cela n’est possible que si l’information circule en amont et en aval des décisions et que les besoins des acteurs de la recherche sont rencontrés. Tout comme le propose la Vice-rectrice à l’Enseignement, l’organisation annuelle d’un séminaire de travail faculté par faculté, réunissant le Vice-recteur à la Recherche, le Doyen, le Vice-Doyen à la Recherche, le Conseil facultaire à la Recherche, les entités de recherche, les membres académiques et le personnel scientifique sera organisé. Ces « Etats Généraux » de la recherche permettront d’appréhender les préoccupations et projets qui émaillent l’activité de recherche des Facultés et des URs. De ces différentes rencontres doivent naître des propositions concrètes de mise à jour du plan stratégique institutionnel en matière de recherche. Elles seront relayées au Conseil d’administration.

Une recherche de qualité repose sur la rencontre de plusieurs éléments qui sont énoncés ci-dessous.

Actuellement, L’ULiège gère un budget global de près de 420 millions d’euros, dont plus de 50% sont investis dans la recherche. Ces montants proviennent de sources très diverses : sources publiques, conventions de recherche, programmes-cadres européens, dons, etc. A titre indicatif, l’ULiege est engagée dans près de 1800 conventions de recherche et dans plus de 60 programmes-cadres financés par l’UE. Outre plus de 300 transferts de technologies signés et plus de 800 brevets délivrés, 134 sociétés spin-off ont, au total été créées, dont 92 toujours en activité pour un chiffre d’affaires global supérieur à 120 millions d’euros. L’ULiège est ainsi l’université de la Communauté Française la plus active en termes de valorisation de la recherche et de création de spin-offs.

Grâce aux négociations déterminées et déterminantes du Recteur Albert Corhay avec les autres Recteurs et le Ministre de l’Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), l’équilibre budgétaire de l’Institution est garanti jusqu’en 2021. Au-delà, cependant, des modifications des règles de financement se profilent, avec comme tendance l’attribution de deux enveloppes budgétaires : l’une pour l’enseignement et l’autre pour la recherche. C’est déjà le cas en Communauté Flamande où 45% de l’enveloppe globale sont dévolus à la recherche. Les critères à prendre en compte pour déterminer le volume des enveloppes budgétaires sont encore flous mais il est clair qu’une évaluation de l’activité et de la valeur de la recherche sera un des prérequis à l’obtention de l’enveloppe « recherche » (cf infra).

En raison de la faiblesse et de l’insuffisance des financements publics, l’enveloppe sera toujours trop maigre ; rien ne nous dispensera ainsi d’une chasse aux crédits de recherche et d’une diversification des sources de financement. Au niveau des équipes de recherche, ces sources sont très diverses, avec des modalités d’éligibilité et d’obtention très différentes.[1] Pour les chercheurs une panoplie de financements possibles existe, à durée déterminée [2] ou, plus rarement, indéterminée.

Il faut encourager nos chercheurs à solliciter les crédits. A tire indicatif, si en Communauté Française le taux de succès pour l’obtention de crédits européens est similaire à celui de la Communauté Flamande, le nombre de crédits sollicités est largement inférieur. Mais la soumission de demande de crédits et la rédaction des projets sont souvent des procédures très et trop complexes et le ciblage reste difficile pour les chercheurs ou leurs équipes.

L’information est souvent factuelle et non prospective ; il est manifeste qu’il faut faciliter le travail des équipes de recherche par :

  • L’optimalisation de l’activité de l’ARD pour améliorer la communication en identifiant clairement les personnes de référence chargées d’aider par thématique les chercheurs et leurs équipes dans leurs quêtes de crédits ainsi que pour les marchés publics éventuels qui y sont associés ;
  • l’identification claire de personnes ressources au sein des Facultés et des URs ;
  • Une interaction et une concertation accrues et étroites avec les Vice-doyens à la Recherche, les Conseils sectoriels de la Recherche et les Conseils de gestion des URs.

L’attribution de certains crédits dépend strictement de notre Université (ex Fonds Spéciaux et Action de Recherche Concertée (ARC)) ; ils sont sous la responsabilité des Conseils Sectoriels et du Conseil Universitaire de la Recherche. Les règlements d’ordre intérieur de ces conseils doivent être précisés et harmonisés dans l’institution pour éviter les conflits d’intérêt, dans le but d’une répartition équitable des crédits entre les différentes composantes de l’université, sans transiger sur l’excellence et sans tomber dans le saupoudrage.

Dans ce contexte, les chercheurs doivent recevoir un retour circonstancié sur l’évaluation de leurs projets par les Conseils sectoriels afin d’être dans la transparence, d’éviter toute frustration et surtout, de permettre une amélioration ultérieure des projets.

La communication et la circulation adéquate des informations qui sous-tendent ce processus sont essentielles pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’Institution et diminuer l’impression d’opacité qui prévaut parfois.

Outre les académiques, le personnel scientifique constitue une part importante du personnel de l’université. Le personnel scientifique est souvent en première ligne dans la conduite des recherches. Or, son statut demeure précaire.

Certaines modalités d’engagements (engagements hors budget ordinaire, CDD), la diversité des statuts (doctorant, statutaire, « article 63 », bourses…) complique une gestion uniforme des carrières. Et pourtant, une vision prospective des possibilités de carrière s’impose. Elle doit mettre l’accent sur le maintien des postes, la stabilisation du personnel et les possibilités d’avancement pour le personnel permanent. Ne pas rencontrer cela met en danger non seulement la pérennité de la recherche mais aussi sa qualité, notamment en raison des pertes d’expérience qui peuvent en résulter, lorsque des personnes compétentes quittent l’institution.

Avec le soutien du Recteur et de la Vice-rectrice aux Ressources Humaines, plusieurs actions doivent être envisagées :

  • les caractéristiques et missions de l’ensemble du personnel scientifique doivent véritablement être cadrées et précisées; cela doit également concerner le statut des doctorants de l’ULiège :
  • la réflexion institutionnelle entamée sur les carrières du personnel hors budget ordinaire (article 63) doit être intensifiée, tant sur le plan de l’évolution dans ces carrières que sur les financements des salaires. A ce titre, le subside fédéral à la recherche (SFR) devrait être mieux utilisé et en tout cas avec prudence ;
  • Les postes à pourvoir doivent faire l’objet d’un cadastre prospectif précis. L’ARH doit être impliquée dans une diffusion large de ce cadastre, afin que celui-ci soit disponible notamment lors de l’élaboration des plans stratégiques institutionnel et facultaires, auxquels le personnel scientifique doit être associé. En outre, les perspectives de carrière au sein de l’ULiège doivent être clarifiées et diffusées.
  • La situation du personnel à charge de l’article 63 doit être améliorée. Cela relève notamment du financement des salaires et du problème soulevé par la pratique des préavis permanents. Une gestion institutionnelle des provisions pour passif social (PPS) et des provisions immobilisées s’impose. Les situations et les PPS parfois à l’origine de problèmes lors d’un changement d’affectation doivent être anticipées. Les règles en vigueur doivent être diffusées plus largement, notamment au sein du personnel académique.


Très souvent l’engagement du personnel scientifique est fait dans la perspective de l’achèvement d’un doctorat. Plusieurs problèmes se posent. En effet, d’autres tâches sont fréquemment demandées au doctorant, qu’il s’agisse d’enseignement ou de contribution au service à la communauté (encadrement, représentation à des salons étudiants, implication dans la gestion quotidienne d’un service, etc.) et ce, sans que la ventilation de son emploi du temps ne soit clairement définie.

En outre, dans le cadre d’un CDD, les nécessaires prolongations éventuelles et essentielles à la finalisation du doctorat ne sont pas toujours anticipées. Il convient donc :

  • Que les missions du personnel de recherche soient précisément établies lors de l’engagement. La rédaction d’un cahier des charges du chercheur avec un temps dévolu suffisant pour l’accomplissement de la thèse est une nécessité. Une information claire doit être fournie au doctorant ou au chercheur dès son engagement. Ce cahier doit définir les missions à accomplir. Ce cahier peut évoluer et être adapté selon les cas et les circonstances ;
  • Que les départements et les URs (ainsi que les facultés et l’institution) soient sensibilisés à une répartition équitable des moyens humains dédiés aux tâches d’enseignement et de recherche ; le but est de permettre à tout doctorant de consacrer le temps nécessaire à la réalisation de sa thèse dans un délai raisonnable.

L’obtention d’un diplôme de doctorat doit représenter une plus-value professionnelle.  Souligner cette plus-value est indispensable pour susciter des vocations, en particulier pour celles et ceux qui entreprennent par la suite une carrière dans le privé – vu notamment les possibilités limitées de stabilisation au sein de l’Institution. Nous devons aussi veiller à éviter l’abandon du doctorat lorsqu’une opportunité de poste s’offre dans le privé.

La concrétisation de partenariats avec des centres de recherche, des entreprises publiques et privées, et des fonds d’investissement s’inscrit dans cette perspective, sans évidemment que ce ne soit le partenaire privé qui décide seul du contenu des thèses. Le but est, entre autres, de montrer que l’acquisition d’un processus de réflexion et le déroulement d’une démarche rigoureuse et scientifique sont des éléments positifs pour une entreprise et plus largement pour le monde extérieur.

Notamment en concertation avec le Vice-recteur à la citoyenneté, d’autres pistes existent pour promouvoir le doctorat et accroître la reconnaissance de sa valeur et, dès lors susciter des vocations.  On peut citer:

  • le développement de la communauté des docteurs alumni et la publication régulière de leur devenir, afin de clarifier les possibilités de débouchés professionnels et de faciliter l’insertion professionnelle des docteurs formés à l’université (dans les spin-offs, ou dans l’industrie) ;
  • l’encouragement de l’implication des chercheurs dans l’organisation de salons professionnels et dans les formations, afin d’amplifier les interactions entre enseignement et recherche ; les promoteurs de thèse doivent y être sensibilisés ;
  • le renforcement du Réseau des Doctorants pour promouvoir les échanges ;
  • la réactivation de la page web de vulgarisation « Recherche » ou les chercheurs peuvent diffuser librement et largement les résultats de leurs travaux ;
  • l’Embarcadère du Savoir doit être soutenu en collaboration avec le Vice-Recteur à la citoyenneté
  • l’attribution de titres honorifiques qui ont une importance dans la reconnaissance lors des contacts internationaux.

En outre, un lien étroit doit relier, d’une part, l’acquisition, la construction des connaissances et les données de la recherche et, d’autre part, leur diffusion. Diffuser la recherche est fondamental, même si la compétition et la quête de performance freinent parfois les approches collaboratives. Dans ce contexte, les opportunités du numérique doivent être appréhendées. Il faut participer à la « science ouverte » sous ses différents aspects[3] (l’ULiège a été pionnière avec ORBi). Par ailleurs, un décret de la FWB rend obligatoire le dépôt institutionnel des publications scientifiques réalisées à l’aide de moyens publics, avec un accès libre dans le respect des dispositions légales et contractuelles.

Enfin, le goût de la recherche doit être suscité chez nos étudiants. De la même façon qu’existent les mandats d’élève-moniteur pour l’enseignement, le concept d’étudiants-chercheurs a été créé en Faculté de Médecine. Ce concept devrait être étendu à d’autres facultés. Il faut donc augmenter le nombre de ces mandats et faire en sorte que cela ne pénalise pas l’étudiant dans la charge de travail du cursus d’études.

Outre la qualité de l’enseignement, les étudiants étrangers sont attirés dans nos institutions sur base de leur réputation en recherche attestée par les classements internationaux[4]. Ces étudiants doivent aussi être ciblés en matière de recherche et informés des possibilités de celle-ci au travers des structures d’accueil mises en place dans l’institution, en collaboration avec le Vice-recteur aux relations internationales.

Au lieu d’une compétition exacerbée, nous sommes à une époque où l’on tend à favoriser la coopération en matière de recherche.

Les collaborations intra et inter pôles favorisent le rayonnement de notre recherche et encouragent les synergies au niveau des compétences scientifiques, des moyens et des structures. A cela s’ajoutent la diversification des formations doctorales et le co-financement de doctorat avec des centres de recherche et d’autres universités belges et étrangères.

En matière de collaborations, le CHU est un partenaire privilégié.  L’ULiège est la seule Université en Région Wallonne à être adossée à un Hôpital Académique. Un nombre important de personnel CHU non à charge de l’université participe aux tâches d’enseignement (encadrements des étudiants-stagiaires, formation dans les Masters complémentaires, apprentissage en petits groupes) et aux activités de recherche, que ce soit sur le plan d’études cliniques ou fondamentales, et notamment au sein du GIGA (Neurosciences et Coma Sciences – Cardiovascular Sciences, – Inflammation, Infection & Immunity, -Medical Genetics, -Molecular Biology and Diseases). Ce lien privilégié doit être pérennisé.

Par ailleurs, des « instituts d’excellence thématiques » sans murs s’annoncent. Ils devraient  associer  plusieurs Universités et certaines futures « Hautes Ecoles avancées ». Au côté de l’enseignement, la recherche y apparaît comme un enjeu important. Le but est de s’appuyer sur les forces existantes, sur des partenariats industriels et scientifiques étrangers, dans le but de pratiquer une recherche de haut niveau et de développer les innovations technologiques.

Dans ce contexte, les relations avec les Hautes Ecoles doivent être clarifiées et finalisées. La FWB a accordé une enveloppe de recherche aux Hautes Ecoles (« hautes écoles avancées »), qui assureront la formation professionnelle aux niveaux bachelier et master et développeront la formation continue associée. La recherche de type appliqué y est et sera développée – cela est inéluctable- et des contacts seront noués avec l’industrie et les entreprises notamment par le biais de crédits First- entreprise[5]. En outre, nombre de doctorants qui n’ont pas été stabilisés à l’ULiège décrochent des postes d’enseignants au sein des Hautes Ecoles. Nous devons en être conscients. Il s’agit pour nous de former de futurs collaborateurs avec qui nous envisagerons des coopérations larges et sans doute complexes mais nécessaires.

Nous devrons donc dégager des partenariats de recherche avec les Hautes Ecoles. Il ne s’agit pas d’y financer les infrastructures de recherche ni du matériel mais d’accueillir leurs membres dans nos murs pour y réaliser des projets en commun, dans un esprit d’ouverture.

Au lieu de demeurer en gare, prenons le train et influençons sa conduite, sous peine de voir les autres universités nous distancer. Assurons et renforçons le rôle central de l’ULiège.  Plutôt que de subir passivement, ce partenariat nous permettra de conserver un leadership en matière de recherche fondamentale et d’améliorer ou d’étoffer notre portefeuille en matière de recherche appliquée. De telles collaborations ont déjà débouché sur d’indéniables succès (cf l’achèvement du satellite Oufti…)

Dans ce cadre, outre l’aspect transversal de ces collaborations, il est essentiel de rencontrer et d’écouter les facultés et les URs, pour définir leurs positions spécifiques et préciser le contour exact de ces collaborations actuellement ébauchées et en développement futur.

Le Plan National d’Investissement du Fédéral, dont la région Wallonne est partie prenante, prévoit un axe « Université » de 500 millions d’euros dégagés entre 2019 et 2024.  Les infrastructures et les plateformes technologiques y sont prioritaires. Un montant de 125 millions d’euros sera disponible pour l’ULiège mais la méthodologie d’attribution des crédits doit encore être précisée. Il faudra définir et concrétiser dans la transparence, dans la concertation, dans l’équilibre et dans l’intérêt de tous, ce qui sera retenu et attribué au sein de notre institution et ce, sur base du plan stratégique immobilier, des plans facultaires, des plans stratégiques des URs, tout en soumettant des projets d’envergure. Ce plan nous permettra de renforcer les infrastructures de recherche innovantes et de qualité, d’améliorer la mutualisation des ressources (cadastre des URs existantes et des expertises en matière de recherche), de favoriser les rapprochements et les interactions entre les UR, de développer les CARE et d’en créer davantage, de promouvoir l’acquisition et l’utilisation partagée d’équipements. Le développement de partenariats sur des thématiques communes permettra sans aucun doute d’atteindre une masse critique plus importante en termes d’infrastructure notamment. Sur base du plan d’investissement préalablement voté par le CA, le Recteur pourra dégager une marge d’un montant aujourd’hui estimé à 15 millions d’euros. Ce montant nous permettra de refinancer l’ensemble des secteurs de notre recherche sur une base équitable. Il s’agira là d’un chantier important pour la future équipe en matière de recherche

Le rôle de Gesval et de l’Interface dans le monde économique doit être renforcé ; il devra davantage être prospectif. Les interactions avec Liège Creative doivent être soutenues. Il faut poursuivre la dynamique de création de spin-offs, faciliter les dépôts de brevets. Les relations avec le monde de l’entreprise mentionnées plus haut doivent être développées, en démontrant l’intérêt de notre recherche fondamentale et appliquée. Les contacts avec les acteurs économiques régionaux (Meusinvest, SRIW) doivent être réguliers.

Dans le cadre des relations avec le CHU, il faut faire vivre le Pôle Santé où plusieurs facultés sont représentées. L’intérêt de ce pôle est indéniable pour la Région. Il assure un lien non seulement entre recherche  fondamentale et appliquée mais  aussi avec les acteurs économiques et les entreprises de la Région, qu’il s’agisse de spin-offs ou de start-ups. Les projets initiés avec Gesval, avec Bridge 2 Health, le Cide et la SPRIW-Techno dans le cadre de BioWin doivent être soutenus.

Ce processus d’évaluation doit être absolument finalisé dans notre institution afin d’anticiper et d’être prêt pour la future modification du mode d’attribution de l’allocation de fonctionnement par la Communauté Française, avec une reconnaissance spécifique de la recherche à l’horizon 2021.

Ce travail sera important dans les années qui viennent. Il faudra identifier et définir, en concertation avec les conseils sectoriels et les Vice-doyens à la Recherche et le CSS, les bases et les critères de cette évaluation. Celle-ci concernera les facultés, les entités de recherche et les personnes individuelles. Ces critères devront être ajustés en fonction de l’évolution du paysage de la recherche. Indépendamment de considérations budgétaires, cette évaluation favorisera aussi la prise de conscience de nos forces et de nos faiblesses et nous aidera dans l’adaptation de nos objectifs.

Pour le personnel, de nombreuses procédures d’évaluations directes ou indirectes sont actuellement prévues par la législation ou par la réglementation. Elles varient en fonction de nombreux critères et des calendriers d’application[6]. Les permanents FNRS sont par ailleurs soumis à des évaluations quinquennales par un comité d’évaluation. L’ensemble des missions d’un agent doivent être prises en compte par rapport aux nécessités et besoins des facultés, des départements, et des URs en terme de recherche, enseignement et services à la communauté. Ceux qui encadrent réellement la recherche et l’enseignement seront partie prenante à cette évaluation.

D’une façon générale, l’évaluation de la recherche ne doit pas être réduite aux seuls nombres de publications et h-index. Ce dernier critère est d’ailleurs mal adapté à la recherche en Sciences Humaines. Les publications à caractère de vulgarisation doivent aussi être prises en compte. A titre indicatif, aux niveaux des facultés et des conseils sectoriels, plusieurs critères à affiner et à discuter sont envisageables (montant des financements européens et régionaux, en tenant compte d’un facteur correctif, taux de succès dans l’obtention de bourses FRIA et de mandats FNRS, nombre d’OTP R avec leur chiffre d’affaires et les résultats, nombre d’ETP post-docs par faculté, nombre de doctorats défendus en facultés, situation des OTP-P, etc). Dans le décret de la FWB relatif au financement de la recherche dans les universités, certains de ces critères sont déjà pris en compte pour la détermination des montants attribués aux Fonds Spéciaux de Recherche et aux Actions de Recherche Concertée.

Enfin, il faut accompagner les URs dans une démarche de benchmarking international et de labellisation et soutenir les processus d’accréditation

[1] ERC Grants (Starting Grant, Consolidator Grant , Advanced Grant 
)Crédit de recherche– FNRS , Projet de recherche– FNRS, Mandat d’impulsion scientifique– FNRS , Mandat d’impulsion scientifique – Mobilité Ulysse – FNRS , Télévie – FNRS , Walloon lnstitute for Sustainable Development – FNRS, Welbio – FNRS , Actions de Recherche Concertées (ARC) – ULg , Fonds Spéciaux pour la Recherche (crédits sectoriels de recherche et crédits facultaires de recherche).

[2] FIRST SPIN-OFF, bourses FRESH, FRIA et non-FRIA, mandats de finalisation non-FRIA, mandats d’aspirants et de chargé de recherches FNRS , postes de cliniciens chercheurs doctorants, spécialiste postdoctorant , logisticien de recherche.

[3] Open data, open source, open methodology, open peer review, open access et open educational resources.

[4] Ainsi que dans « U-Multirank ».

[5] Il est clair que dans le plan d’investissement pour la Wallonie, des crédits seront dégagés pour les Hautes Ecoles matière de recherche appliquée.

[6] réunion du comité de thèse, défense publique de thèse qui donne lieu à un diplôme, candidature à une bourse, renouvellement de mandat, confirmation à un rang, promotion dans une carrière, financement de projets de recherche, évaluation Evalens, publications.