Les relations internationales, la coopération, le développement et la gestion des sites géographiquement délocalisés de l’Université de Liège

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Les collaborations entre l’ULiège et ses partenaires internationaux sont essentielles pour la poursuite de ses missions et pour faire face aux défis actuels et futurs. Les activités internationales contribueront ainsi aux ambitions d’excellence académique, scientifique et sociétale. Renforcer l’ouverture et l’engagement international de notre institution demeure un enjeu central. Il convient de noter que la demande d’internationalisation n’est pas seulement une réponse à la mondialisation des échanges, elle trouve également ses racines dans le caractère de plus en plus international des activités professionnelles de nos diplômés. A côté de ces aspects professionnels et de leur importance pour les classements internationaux, l’internationalisation offrira également aux membres de notre communauté universitaire les chances de découvrir des réalités différentes, d’autres cultures, d’autres écosystèmes ou d’autres problématiques sociétales. Il est essentiel que notre institution puisse également se positionner et déployer son expertise dans des zones géographiques extérieures à sa propre région.

Dans cette optique, notre université devra se doter d’une stratégie internationale forte et ciblée. Il s’agira de renforcer la mobilité internationale pour tout étudiant, chercheur, académique ou pour tout membre du personnel dans le cadre de sa mission. Par ailleurs, le numérique, outil qui permettra de remplacer les distances physiques par un contact virtuel direct, devra être intégré progressivement comme un outil de cette politique.

Les actions d’internationalisation sont censées être des interventions transversales et cohérentes, venant en appui aux initiatives pédagogiques, à la recherche, à la citoyenneté et au bien-être. Une concertation permanente sera organisée entre les administrations concernées, en veillant toutefois à ne pas alourdir les procédures actuelles, en évitant, par exemple, le double financement de certaines actions.

La politique internationale sera au cœur des préoccupations de l’équipe rectorale et se déploiera dans 7 Directions.

L’internationalisation de l’enseignement sera poursuivie à travers la politique de la mobilité des enseignants et des étudiants. Une réflexion sera menée sur le renforcement de l’offre de cours en anglais. Une discussion sereine, sans tabou, sera entamée afin d’identifier les cours et les formations les plus susceptibles de s’inscrire dans ce mouvement. L’enjeu étant de permettre à notre université d’augmenter son attractivité internationale et de jouer un rôle de leader au niveau international afin de recruter des étudiants, des chercheurs, des enseignants étrangers. Il nous faut dès lors augmenter les programmes de bac en anglais, les cours en langue et les programmes de co-diplomation avec des universités étrangères.

Une politique internationale se mène à différents niveaux, à différentes échelles, géographiques et institutionnelles. Il nous apparaît qu’une réflexion doit être menée en profondeur sur notre positionnement dans les pays et régions limitrophes. Une initiative, comme celle de l’Université de la Grande Région (UGR) qui regroupe l’Université de Kaiserslautern, l’Université de Liège, l’Université de Lorraine, l’Université du Luxembourg, l’Université de la Sarre et l’Université de Trèves est une opportunité à saisir pour se positionner au niveau de cet espace international proche. Par contre, un rapprochement avec les universités de la communauté flamande de Belgique devrait être envisagé. De nombreux membres de la communauté universitaire liégeoise vivent en Flandre ou ont bénéficié d’une formation là-bas ou encore, maîtrisent très bien le néerlandais. Il est temps de valoriser cette expertise actuellement sous-utilisée à travers une association, au sein de l’ULiège, regroupant, sur une base volontaire, ces membres de notre institution qui pourraient être des relais efficaces, des « porteurs de réseaux » et de dynamiques collaboratives avec nos voisins du nord du pays.

 Les premiers jalons d’une stratégie de positionnement international ont été posés dès 2017 par l’équipe rectorale actuelle, avec la mise sur pied d’un CPRI (Comité de Pilotage des Relations Internationales) composé du Collège rectoral, de deux experts académiques, de deux directrices (RI et ARD). Le CPRI a adopté l’identification de 7 Zones d’intérêt stratégique (Espace transfrontalier, Espace européen, Espace péri-européen, Espace francophone, Espace pays émergents, Espace pays industrialisés hors UE et Espace pays en développement). Des experts seront identifiés pour chaque zone. Ensemble, ils formeront un organe consultatif chargé d’implémenter la politique institutionnelle. Pour chaque zone, la possibilité sera offerte d’implanter des plateformes structurantes. Celles-ci permettront une intervention en appui et un positionnement institutionnels à plus long terme. Ceci n’exclura en rien les initiatives spécifiques prises par les collègues. Au contraire, elles seront encouragées et les collègues se verront invités à les faire connaître.

Il apparaît important de valoriser les atouts internationaux déjà présents au sein de nos murs. Notre institution regorge d’académiques et de scientifiques de renommée internationale et ce, dans tous les secteurs de recherche. Il convient de souligner leur appartenance à notre Université (trop souvent on connaît les noms de nos chercheurs et académiques réputés sans savoir qu’ils sont de l’ULiège), de les accompagner et d’en faire de véritables ambassadeurs internationaux afin qu’ils contribuent au rayonnement de notre Université. Une même approche devrait être suivie pour ces chercheurs et académiques de renommée internationale qui visitent l’ULiège pour des séjours de longue durée. Les experts qui conseilleront les autorités à propos de la politique internationale pourront identifier ces académiques et scientifiques par domaine et par zone d’intérêt stratégique.

L’ONG de l’université jouera un rôle clef dans les activités de coopération, à côté du PACODEL, structure érigée au sein des Relations Internationales. Celle-ci a permis de renforcer le positionnement de l’Université de Liège en matière de coopération. En 2018, la fusion entre les deux ONG, annoncée dans le plan stratégique, devrait être finalisée. Nous disposerons ainsi d’un instrument approprié pour implémenter des stratégies articulant activités académiques classiques et mise en oeuvre sur le terrain. Cette vision s’inscrit pleinement dans la nouvelle politique de la coopération belge, ciblant les synergies entre les différents acteurs non-gouvernementaux de coopération sur le terrain.

C’est à partir du PACODEL que la stratégie future des activités de coopération sera déterminée. Il s’agira de veiller à une meilleure intégration de celui-ci aux autres structures administratives institutionnelles afin de mieux répondre aux demandes de l’université en terme d’appui à l’enseignement, à la recherche et à la citoyenneté dans les pays du Sud. Le PACODEL est un outil stratégique important pour nous positionner de manière pertinente dans l’arène très concurrentielle des projets académiques de coopération. Nous devrons également être prêts à mobiliser davantage nos partenariats privilégiés avec les Hautes Ecoles car celles-ci peuvent offrir des compétences complémentaires et ont l’avantage de la proximité géographique. Par ailleurs, elles nous permettront de mieux nous positionner en regard de collaborations et expériences similaires dans d’autres pôles francophones.

En raison de l’incertitude planant sur l’avenir de l’ARES-CCD, une diversification des sources de financement des activités de coopération sera encouragée, en ce compris les collaborations avec le secteur privé dans les domaines qui permettront une valorisation des activités scientifiques. Une collaboration plus intensive avec les organisations non-gouvernementales pourra compléter cette diversification. Toutefois, il importe de rappeler combien le succès de l’ULiège dans l’obtention de projets, bourses et postes à responsabilités dans les programmes d’appui institutionnel avec le Sud est indéniable. L’accompagnement des demandes par le PACODEL (aide au montage, relectures, vérification des budgets, coaching avant les défenses), la motivation, l’expertise de nos académiques et le travail de nos représentants au sein de la commission contribuent activement à cette réussite. Il importe de poursuivre le mouvement et de confirmer cette tendance. Dans un avenir proche (2019-2020), une discussion approfondie sera organisée quant au futur plan quinquennal, aux budgets et aux instruments (programmes) à envisager.

La coopération au développement ne pourra être dissociée de la citoyenneté. Elle nous permettra d’exprimer et de mettre en oeuvre notre solidarité avec les sociétés du Sud. La coopération devra venir en appui à notre politique de développement durable car les 17 objectifs avancés par les Nations Unies ont une relation directe avec les activités au Sud. Il importe d’assumer nos responsabilités en cette matière et d’accepter de jouer un rôle clé en terme de développement et de coopération durables.

Enfin, si la politique internationale mérite de figurer en bonne place parmi les priorités d’une institution, il ne faut pas perdre de vue qu’une internationalisation ne peut se développer que si elle s’ancre d’abord sur un territoire concret. Aussi la définition d’une politique claire pour le développement et la cohérence des sites s’impose-t-elle. Le déploiement de notre alma mater sur 4 campus (Liège centre-ville, Liège Sart-Tilman, Arlon, Gembloux) est certes une difficulté qu’il s’agira toutefois de retourner en la saisissant comme une réelle opportunité. Par notre présence dans les provinces de Luxembourg (Campus d’Arlon) et de Namur (Campus de Gembloux), des possibilités s’offrent à nous pour le recrutement et pour le rayonnement en dehors du bassin liégeois. Le Pôle académique Liège-Luxembourg, constitué autour de notre Université nous offre de véritables opportunités de positionnement régional, à l’instar des activités menées par l’Interface en matière d’innovation et de créativité (Liège Creative et Luxembourg Creative). Le rapprochement entre nos différents sites devra être poursuivi afin de favoriser les collaborations. Une série de consultations seront organisées auprès du personnel des différents corps et sur les différents sites afin de connaître leurs demandes et perceptions. Ainsi, un plan d’action sera développé afin de favoriser les échanges entre sites et de faciliter la participation aux différentes activités organisées. Il appartiendra aux dirigeants élus d’entraîner le mouvement et de montrer l’exemple, par l’organisation, notamment, d’événements ou de manifestations institutionnelles sur les sites décentralisés. On pourrait ainsi imaginer d’organiser une fois par an un Conseil d’administration en dehors de Liège.

Ces initiatives devront être appuyées par la valorisation de nouvelles technologies numériques facilitant la communication entre des sites parfois très distants.